13.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre VI
Chapitre VI : Le Yoga de la Méditation
(1-4) Dans le chapitre VI du Yoga de la Méditation, Khrisna définit le yogin comme celui qui suit la discipline du renoncement, sans rechercher les fruits du devoir et de l’action. Celui-ci est parvenu au Yoga qui n’est pas non plus attaché aux objets des sens.
(5-8) Khrisna explique ensuite que la maîtrise du Soi, c’est à dire du mental, est indispensable pour parvenir au Soi suprême, indifférent aux sensations, événements et objets extérieurs au Soi.
(9) Celui qui reste égal à lui-même en toutes circonstances, bonnes ou mauvaises, celui-là excelle.
(10-15) Le yogi qui se concentre, pur et sans attache, dans un lieu solitaire et propre, paisible, le mental soumis et tourné vers le Moi seul, atteint le Nirvana suprême.
(16-18) Celui qui est modéré dans son alimentation et son repos, maître de ses actions, discipliné et tourné vers le Soi est en Yoga.
(19-22) Celui qui a soumis sa pensée par la concentration trouve la joie dans le Soi et n’est plus ébranlé par la douleur.
(23-27) Mais ce renoncement à notre identification avec la souffrance doit être pratiqué avec détermination. Renonçant également à notre égoïsme et ayant acquis la maîtrise du mental et des sens, le yogi atteint au bonheur suprême, uni à Dieu.
(28-32) Celui-ci qui, non seulement voit le Soi partout, en toutes choses, mais demeure en tous et uni avec Dieu par amour et pour toujours, égal envers tous quelques soient les circonstances, est un yogi parfait.
(33, 34) Arjuna constate la difficulté de l’égalité pour le mental dont la nature même est l’agitation, l’instabilité et l’entêtement.
(35, 36) Khrisna revient à la pratique continue et le détachement pour arriver à dompter ce mental impétueux et vaincre la difficulté de cette maîtrise.
(37-39) Arjuna demande ce qu’il advient de celui qui échoue dans cette tentative malgré tous ses efforts.
(40-47) Celui qui a fait le bien renaît dans une famille de juste et retrouve les acquis de ses vies passées à cheminer sur la voie du Yoga. Il faut de nombreuses existences pour parvenir au but suprême du Yoga et le yogi qui s'efforce assidûment arrive à la perfection malgré les innombrables échecs. "Le yogi est plus grand que l'ascète et que l'homme de connaissance, devient donc un yogi, Arjuna," intime Khrisna. Et le yogi qui, plein de foi M'adore, celui-là M'est le plus cher.
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11.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre V
Chapitre V : Le vrai renoncement
(1) Arjuna demande à Khrisna ce qui est préférable entre le renoncement aux œuvres et leur accomplissement dénué d'égoïsme.
(2, 3) Krishna répond que les deux conduisent au salut mais que l'accomplissement est préférable au renoncement des œuvres. Celui qui accompli sans désirs est facilement libéré de l'esclavage.
(4-6) Mais le sage voit les deux techniques comme une et qui permettent l'une et l'autre d'atteindre au but. Cependant, il est difficile d'atteindre au renoncement sans le Yoga, c'est à dire le détachement dans l'action.
(7-9) En effet celui qui est expert dans cette voie, maître de lui-même, n'est plus affecté par l'action, donc le renoncement lui devient facile. En réalité, il a même le sentiment de ne pas agir au cœur même de l'action, car il sait que ce ne sont que ses sens qui agissent et il ne s'identifie plus à leurs actions.
(10, 11) Celui qui tourne ces actions vers Dieu n'est plus affecté et devient, par-là même, libre, sans même devoir créer l'action ; simplement il l'accomplit lorsque ce devoir est le sien.
(12-17) Ceux-là, dont l'ignorance est détruite, parviennent à la sagesse ultime et resplendissent dans le Soi Suprême. Mais celui qui n'est pas tourné vers le divin et uni à lui, est poussé par le désir et lié à ses actions, et par conséquent perd toute liberté.
(18-23) Les sages voient toutes choses d'un œil égal car ils savent que Dieu est égal pour tous. Ils savent également que l'attachement aux choses et aux plaisirs est source de souffrances car est limité à l'espace et au temps.
(24-29) Mais ceux qui trouvent leur bonheur et leur lumière au-dedans d'eux-mêmes, hors de toutes dimensions, qui trouvent leur joie également à faire le bien à toutes les créatures, deviennent divins. Renonçant aux objets des sens, centré et maîtrisant son souffle, son mental et ses sens, rejetant également le désir et les passions, est à jamais libéré et parvient à l'Ami de tous et à la Paix.
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08.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre IV
Chapitre IV : La Voie de la Connaissance
(1-3) Khrisna proclame qu'il est à l'origine du Yoga et qu'il a été transmis de sage en sage jusqu'à ce qu'il fut perdu. Aujourd'hui, il l'enseigne à Arjuna, son disciple.
(4) Arjuna interroge Khrisna sur le fait qu'il ait pu enseigner ce Yoga au premier sage, dont la naissance est antérieure à la sienne.
(5-8) Khrisna répond qu'ils ont tous les deux de nombreuses vies passées, mais que lui les connaît à la différence d'Arjuna. Il révèle aussi pour la première fois sa véritable nature, celle d'une incarnation directe du Seigneur - un Avatar – descendant sur terre à chaque fois que la justice est en péril.
(9, 10) Puis il se présente également comme étant le Sauveur, Celui qui libère de l'incarnation ceux qui Le reconnaissent et accomplissent l'action juste. Ceux qui, par la sagesse, sont purifiés des passions et sont absorbés en Lui, ont atteint l'union avec Lui.
(11) Il déclare aussi que beaucoup sont ceux qui suivent Sa voie et sont acceptés par Lui.
(13-15) Bien qu'étant le Créateur des castes et donc des différentes actions, Il est Lui-même incapable d'action, car au-delà d'elle et de ses résultats. De même sont ceux qui connaissent l'état de Khrisna et qui accomplissent les œuvres sans attachement. Khrisna recommande donc à Arjuna d'agir comme les sages d'antan.
(16-24) Puis Khrisna explique les notions difficiles que sont l'action et l'inaction, et décrit les différentes formes de sacrifices. Celui qui est capable de discerner l'action dans l'inaction et l'inaction dans l'action est un sage. Celui aussi qui peut agir sans la volonté du désir et dont les œuvres sont pures est un sage. Celui qui a renoncé aux fruits de ses actions, toujours égal à lui-même, agit sans pourtant agir. Le vrai renonçant, lui, ne commet aucun péché. Quant à celui qui accompli l'œuvre comme un sacrifice, offerte à Dieu, et qui perçoit Dieu en toutes choses, comme l'acteur et comme l'action elle-même, celui-là est libre de l'action.
(25-30) Quand certains offrent des sacrifices, d'autres offrent le sacrifice ou l'action elle-même. Quand certains offrent leurs sens, d'autres s'offrent aux plaisirs de leurs sens. Certains encore offrent leur force de vie à la purification de la maîtrise ou bien leurs possessions matérielles, intellectuelles ou spirituelles. D'autres offrent leur maîtrise du souffle ou restreignent leur nourriture ou sacrifient encore leur force vitale. Tous ceux-là, experts en sacrifices, brûlent leurs péchés par le sacrifice.
(31-33) Khrisna ajoute que le monde n'est pas pour ceux qui n'offrent aucun sacrifice. Sachant que tous ces sacrifices sont nés de l'action, l'homme est ainsi libéré de l'action.
(34-39) Après avoir appris la connaissance par l'humble respect, la recherche et le service, nous serons en mesure de voir Khrisna en toutes choses, même après avoir été le plus grand des pécheurs. Il n'est rien de plus pur que la sagesse qui a le pouvoir d'aller au-delà des œuvres.
(40-42) Mais celui qui vit dans le doute n'a aucune chance de parvenir au bonheur. Il faut donc écarter le doute par la sagesse et le Yoga.
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07.11.2009
Le Yoga, c'est aussi ça...
Je n'entre pas en compétition avec le reste du monde.
Je ne fais que rivaliser avec moi-même,
car mon progrès est ma vraie victoire.
Sri Chinmoy
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06.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre III
Chapitre III : Karma Yoga et la technique des œuvres
(1, 2) Arjuna, dans l'incompréhension et le trouble, demande à Sri Khrisna pourquoi il lui demande de combattre, si la connaissance est plus grande que l'action, et ce qu'il doit faire pour parvenir au plus grand bien.
(3-5) Khrisna répond à Arjuna que jadis il enseignait la voie de la connaissance et la voie de l'action comme deux voies distinctes. Mais en réalité nul ne peut rester sans agir, même un seul instant.
(6-9) Celui qui reste sans agir mais agit dans ses pensées est un hypocrite. Celui qui maîtrise ses sens par la maîtrise des pensées et qui agit sans attachement est grand. Agit donc, Arjuna, et par le sacrifice libère toi de tout attachement, clame Khrisna.
(10-15) Le Seigneur créa le sacrifice comme un don pour les hommes afin de parvenir au bien suprême. Ceux qui accomplissent le sacrifice sont bons, mais les autres sont dans le péché. C'est Brahma Lui-même le créateur du sacrifice.
(16) Celui qui n'agit pas pour le bien du sacrifice est mauvais, sensuel et sa vie est sans raison d'être.
(17-20) Mais pour celui qui vit dans le Soi, tout peut être accompli. Celui-là n'a plus aucun intérêt dans ce qui est accompli ou ce qui n'est pas accompli. Et Khrisna de renchérir que l'action doit être faite sans attachement pour atteindre au Suprême et au maintient du monde.
(21-24) Quand un grand homme agit, les autres le suivent ; ainsi se définit Khrisna. Il ajoute qu'il n'y a rien qu'il doive accomplir dans les trois mondes et que, pourtant, il reste engagé dans l'action. Sans cette action divine, les trois monde iraient à leur destruction.
(25) Ceux qui ont la connaissance doivent agir aussi, mais sans attachement, simplement pour le salut du monde.
(26-29) Cependant Khrisna met en garde contre le fait de troubler ceux qui sont encore attachés à l'action, mais plutôt les inspirer à accomplir l'action de la juste manière. Alors que c'est la nature qui accompli toutes les actions, l'ignorant pense que c'est lui qui agit. Mais celui qui a compris cela, n'est plus attaché par ses actes.
(30-32) Puis Khrisna recommande d'offrir ses actions au Soi, restant centré sur le Soi et libre de désir et d'égoïsme. Ceux-là, pleins de foi et sans contestation, sont libérés du lien des œuvres. Perdus sont les autres.
(33-35) Khrisna reprend. C'est la nature qui accompli et nous ne faisons que suivre notre nature. Mais cependant nous devons résister à l'emprise des sens et à leurs attaches et aversions. Khrisna explique qu'il vaut mieux suivre sa propre nature et sa loi que celle d'un autre.
(36) Arjuna demande ce qui pousse un homme à commettre le péché contre sa propre volonté.
(37-43) Khrisna répond que le désir et la colère sont les ennemies, qui couvrent la connaissance et la sagesse. Il revient sur la nécessité de la maîtrise des sens pour tuer le désir dès le début, avant que celui-ci ne tue la connaissance. Les sens sont grands, mais au-delà est le mental, puis l'intelligence et enfin le soi individuel. Mais c'est par la connaissance du Soi supérieur, universel, que l'on peut atteindre le désir, et le détruire.
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03.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre II
Chapitre II : Théorie Samkhya et Pratique des Yogas
(1) Sanjaya continue à décrire la scène entre Arjuna, empli de pitié et déprimé, et Sri Khrisna prenant maintenant la parole.
(2, 3) Khrisna demande à Arjuna d'où lui vient cette souillure de l'esprit, inconnue des hommes à l'esprit noble, et qui ne conduit qu'à la disgrâce. Il l'exhorte de ne pas y céder et de rejeter cette faiblesse, car il est un héros.
(4, 5) Mais Arjuna poursuit en ne pouvant admettre de frapper ses propres maîtres et de pouvoir ensuite jouir d'un monde souillé de sang.
(6-9) Cependant le doute vient maintenant quant à l'action à entreprendre. La pitié et la faiblesse mentale étant toujours présente, il se tourne vers son maître pour demander conseil, mais la confusion règne, puisqu'il décide à nouveau de ne pas combattre.
(10-13) Khrisna compatissant, maintenant enseigne Arjuna. Il lui dit que les sages ne sont pas troublés par les choses éphémères comme la vie et la mort, car l'âme est immortelle.
(14-16) Il doit endurer les épreuves car elles sont passagères. Celui qui n'en est pas troublé est sage et immortel.
(17-24) Nul ne peut détruire ce qui est omniprésent et immuable. Puis Khrisna enjoint Arjuna à combattre en ne restant pas dans l'erreur de penser que la destruction est possible pour l'âme, même si le corps est détruit. Il ajoute que l'âme change de corps comme l'on change de vêtements, que les armes ne peuvent blesser l'âme, ni rien ne peut affecter ce qui est inchangeable et immuable.
(25-30) Khrisna lui conseil de connaître cette vérité et de ne plus être affecté même s'il pense que le Soi naît et meurt sans cesse, car cela est inévitable. Tout le monde le dit merveilleux, mais nul ne le connaît. Cependant le Soi est éternel.
(31-37) Puis Khrisna change radicalement de ton en rappelant à Arjuna son devoir de guerrier, car le devoir accompli mène au ciel. Il le prévient aussi qu'un manque à ce devoir est un péché et sera la perte de sa renommée. Maintenant Khrisna utilise les notions de bien et de mal pour convaincre Arjuna de combattre.
(38, 39) Cependant il ajoute que le combat doit être entreprit dans un esprit d'égalité d'âme. Puis il lui conseille finalement d'écouter la voix du Yoga afin de dépasser la notion du devoir.
(40-46) Khrisna explique que l'effort n'est jamais vain, contrairement à la quête de la jouissance et de la puissance qui éloigne de la connaissance du Soi. Puis il conseil à Arjuna de se libérer des dualités et d'être fermement établi dans la pureté et le Soi.
(47-50) Khrisna rappelle que l'action ou le devoir doit être entrepris, mais sans attachement aux fruits de l'action, et dans une parfaite égalité d'âme. Il insiste ensuite sur le fait que la compréhension du Soi est supérieure à l'action et qu'elle permet de dépasser la notion du bien et du mal.
(51-53) Il poursuit en disant que seul cette intelligence permet d'être délivré des renaissances, d'être libre intérieurement et au-delà des Ecritures sacrées.
(54) Arjuna demande à quoi ressemble un sage.
(55-58) Khrisna répond que celui qui n'est pas agité par les désirs et les souffrances, celui qui est libéré des plaisirs et des passions, sans attachement et sans dégoût, capable de retirer ses sens des objets, est appelé un sage.
(59-61) Mais la délivrance ne vient que lorsque le Suprême est vu et lorsque le sage reste centré sur Lui.
(62, 63) Il poursuit en disant que l'attachement puis la passion et la destruction viennent à celui qui fixe son esprit sur les objets des sens.
(64, 65) Alors que celui qui discipline son mental atteint la pureté et la fin de toute souffrance.
(66, 67) Khrisna continue. Il ne peut y avoir de paix chez l'homme sans maîtrise, quand les sens emportent le mental et l'intelligence.
(68-72) Puis de nouveau il interpelle Arjuna et l'exhorte à suivre la voie du retrait des sens et du détachement des désirs, car celui-là seul atteint la paix et l'état divin, qui n'est plus troublé dans la béatitude de Dieu.
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01.11.2009
Bhagavad Gîta : Commentaires sur le Chapitre I
Mais la moralité n'est pas la volonté divine. Au-delà des règles de conduite édictées par les hommes, au-delà même de la vie et de la mort, et d'une façon plus générale, du plan matériel, s'imposent des desseins autrement plus élevés. Sans doute dans les plans divins, il est parfois nécessaire de tout détruire pour pouvoir construire quelque chose de plus grand, de plus haut et de toujours plus proche du Divin Lui-même. Ainsi Arjuna, par la destruction qui s'opère en lui – de ses croyances et de ses attachements – va pouvoir devenir un instrument conscient du Divin dans Krishna, afin d'accomplir Sa volonté.
La remise en cause profonde de ses propres principes souvent erronés, préjugés et conceptions mentales limités, ainsi que de ses attaches ou rejets affectifs, peut être le point de départ d'une recherche sincère, et finalement la découverte d'une vérité plus élevée.
L'enseignement premier de la Bhagavad Gîta nous montre ce qui sera ultimement détruit. Mais l'enseignement intérieur de la Bhagavad Gîta nous montre ce qui peut être dès maintenant transformé.
Avec la Bhagavad Gîta commence le vrai travail du Yoga.
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31.10.2009
La Bhagavad Gîta : Chapitre I
Chapitre I : Hésitation et Dépression d'Arjuna
Ainsi Sanjaya, à la demande de Dhrtarashtra, raconte comment Duryodhana, son fils aîné, fait l'inventaire des héros des deux camps à Drona, instructeur des deux armées en présence. Il cite notamment Bhima, chef de l'armée des Pandavas et Bhisma, chef de son armée, les Kauravas. Mais en réalité, ces soi-disant opposants sont pour la plupart issus de mêmes familles et sont étroitement liés par l'amitié et le respect, ce qui va poser de graves dilemmes à Arjuna dans ce premier chapitre de la grande bataille de Kurukshetra.
Alors que les conques, trompettes et tambours de toutes sortes annonce le début de la bataille, Arjuna demande à Krishna de placer son char entre les deux formations afin de lui permettre de voir ceux qu'il doit combattre. Mais, dans ce tumulte invraisemblable, reconnaissant tant de proches – parents ou amis – pour la première fois de sa vie faite d'héroïsme, la peur de voir mourir des êtres chers et le doute quant à la nécessité de lutter envahissent Arjuna. Celui-ci pris de vertige s'effondre presque, devenant incapable de poursuivre sa mission, prêt à renoncer au combat et à la victoire, à sa vie même, pour la sauvegarde de son peuple ainsi que ses principes moraux.
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29.10.2009
La Bhagavad Gîta : Résumé du contexte
La Bhagavad Gîta – le chant du Seigneur – est le sixième livre du Mahabharata, cette gigantesque épopée dictée par le grand sage Vyasa à Ganapati, fils du Seigneur Shiva. L'épisode de la Bhagavad Gîta, qui en est véritablement le cœur, prend la forme extérieure d'une bataille entre le bien et le mal, représentés respectivement par deux familles cousines, les Pandavas et les Kauravas. Mais le véritable prétexte est celui d'un enseignement intérieur, dans lequel le prince et maître spirituel Sri Krishna inspire et illumine son disciple Arjuna, fils de Pandu et de Kunti.
Le frère d'Arjuna, Yudhishthira, aîné des cinq Pandavas, a perdu son royaume au jeu de dés contre Duryodhana, aîné des Kauravas et habile tricheur. Les Pandavas, à leur retour d'un exil de 13 années, se retrouvent en conflit avec les Kauravas qui ne veulent pas leur rendre même une parcelle de leur royaume. Duryodhana, contre l'avis de tout le monde, y compris de ses proches, se prépare à la guerre.
La veille de la bataille, Duryodhana et Arjuna se retrouvent sous la tente de Krishna, combattant d'une incroyable valeur et chef d'une vaste armée, chacun voulant obtenir son aide. Celui-ci souhaitant être équitable, donne à Arjuna, le plus jeune, le choix entre sa propre personne et son armée, laissant l'autre possibilité à Duryodhana. Arjuna, sans aucune hésitation, choisi son maître et créateur de son armée, laissant à son principal adversaire la création de Krishna. De plus, Krishna ayant fait la promesse de ne pas combattre, Arjuna lui demanda d'être le conducteur de son char.
Dhrtarashtra, père des 100 Kauravas, est aveugle. Le sage Vyasa propose à Dhrtarashtra le pouvoir de vision afin qu'il puisse suivre le déroulement des combats, du début à la fin. Mais celui-ci refuse, de peur de voir la destruction des siens et notamment de ses fils. Le cœur torturé par le péril imminent de ses proches, il demande cependant au sage le don de vision à quelqu'un qui pourra lui faire le rapport des événements. Ainsi Sanjaya, le conducteur de char de Dhrtarashtra, obtint le pouvoir de suivre les combats à n'importe quelle distance.
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Résumé de la Bhagavad Gîta
Je publie à nouveau le résumé de la Bhagavad Gîta en fusionnant les différents articles par chapitres entiers afin de faciliter la lecture. Ca va prendre un peu de temps, désolé de déranger le fil de la lecture d'ici la fin...
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