11.11.2009

Bhagavad Gîta : Chapitre V

Chapitre V : Le vrai renoncement

(1) Arjuna demande à Khrisna ce qui est préférable entre le renoncement aux œuvres et leur accomplissement dénué d'égoïsme.

(2, 3) Krishna répond que les deux conduisent au salut mais que l'accomplissement est préférable au renoncement des œuvres. Celui qui accompli sans désirs est facilement libéré de l'esclavage.

(4-6) Mais le sage voit les deux techniques comme une et qui permettent l'une et l'autre d'atteindre au but. Cependant, il est difficile d'atteindre au renoncement sans le Yoga, c'est à dire le détachement dans l'action.

(7-9) En effet celui qui est expert dans cette voie, maître de lui-même, n'est plus affecté par l'action, donc le renoncement lui devient facile. En réalité, il a même le sentiment de ne pas agir au cœur même de l'action, car il sait que ce ne sont que ses sens qui agissent et il ne s'identifie plus à leurs actions.

(10, 11) Celui qui tourne ces actions vers Dieu n'est plus affecté et devient, par-là même, libre, sans même devoir créer l'action ; simplement il l'accomplit lorsque ce devoir est le sien.

(12-17) Ceux-là, dont l'ignorance est détruite, parviennent à la sagesse ultime et resplendissent dans le Soi Suprême. Mais celui qui n'est pas tourné vers le divin et uni à lui, est poussé par le désir et lié à ses actions, et par conséquent perd toute liberté.

(18-23) Les sages voient toutes choses d'un œil égal car ils savent que Dieu est égal pour tous. Ils savent également que l'attachement aux choses et aux plaisirs est source de souffrances car est limité à l'espace et au temps.

(24-29) Mais ceux qui trouvent leur bonheur et leur lumière au-dedans d'eux-mêmes, hors de toutes dimensions, qui trouvent leur joie également à faire le bien à toutes les créatures, deviennent divins. Renonçant aux objets des sens, centré et maîtrisant son souffle, son mental et ses sens, rejetant également le désir et les passions, est à jamais libéré et parvient à l'Ami de tous et à la Paix.

14.05.2008

Yoga-Sutras

"Grâce à la méditation sur l'infini et au renoncement à l'effort-volonté."

Patanjali II.47