06.11.2009

Bhagavad Gîta : Chapitre III

Chapitre III : Karma Yoga et la technique des œuvres

(1, 2) Arjuna, dans l'incompréhension et le trouble, demande à Sri Khrisna pourquoi il lui demande de combattre, si la connaissance est plus grande que l'action, et ce qu'il doit faire pour parvenir au plus grand bien.

(3-5) Khrisna répond à Arjuna que jadis il enseignait la voie de la connaissance et la voie de l'action comme deux voies distinctes. Mais en réalité nul ne peut rester sans agir, même un seul instant.

(6-9) Celui qui reste sans agir mais agit dans ses pensées est un hypocrite. Celui qui maîtrise ses sens par la maîtrise des pensées et qui agit sans attachement est grand. Agit donc, Arjuna, et par le sacrifice libère toi de tout attachement, clame Khrisna.

(10-15) Le Seigneur créa le sacrifice comme un don pour les hommes afin de parvenir au bien suprême. Ceux qui accomplissent le sacrifice sont bons, mais les autres sont dans le péché. C'est Brahma Lui-même le créateur du sacrifice.

(16) Celui qui n'agit pas pour le bien du sacrifice est mauvais, sensuel et sa vie est sans raison d'être.

(17-20) Mais pour celui qui vit dans le Soi, tout peut être accompli. Celui-là n'a plus aucun intérêt dans ce qui est accompli ou ce qui n'est pas accompli. Et Khrisna de renchérir que l'action doit être faite sans attachement pour atteindre au Suprême et au maintient du monde.

(21-24) Quand un grand homme agit, les autres le suivent ; ainsi se définit Khrisna. Il ajoute qu'il n'y a rien qu'il doive accomplir dans les trois mondes et que, pourtant, il reste engagé dans l'action. Sans cette action divine, les trois monde iraient à leur destruction.

(25) Ceux qui ont la connaissance doivent agir aussi, mais sans attachement, simplement pour le salut du monde.

(26-29) Cependant Khrisna met en garde contre le fait de troubler ceux qui sont encore attachés à l'action, mais plutôt les inspirer à accomplir l'action de la juste manière. Alors que c'est la nature qui accompli toutes les actions, l'ignorant pense que c'est lui qui agit. Mais celui qui a compris cela, n'est plus attaché par ses actes.

(30-32) Puis Khrisna recommande d'offrir ses actions au Soi, restant centré sur le Soi et libre de désir et d'égoïsme. Ceux-là, pleins de foi et sans contestation, sont libérés du lien des œuvres. Perdus sont les autres.

(33-35) Khrisna reprend. C'est la nature qui accompli et nous ne faisons que suivre notre nature. Mais cependant nous devons résister à l'emprise des sens et à leurs attaches et aversions. Khrisna explique qu'il vaut mieux suivre sa propre nature et sa loi que celle d'un autre.

(36) Arjuna demande ce qui pousse un homme à commettre le péché contre sa propre volonté.

(37-43) Khrisna répond que le désir et la colère sont les ennemies, qui couvrent la connaissance et la sagesse. Il revient sur la nécessité de la maîtrise des sens pour tuer le désir dès le début, avant que celui-ci ne tue la connaissance. Les sens sont grands, mais au-delà est le mental, puis l'intelligence et enfin le soi individuel. Mais c'est par la connaissance du Soi supérieur, universel, que l'on peut atteindre le désir, et le détruire.

16.09.2008

Aphorisme des Upanishads

Puisse le Brahman nous protéger, nous guider ;
puisse-t-Il nous donner la force et la juste compréhension.
Puissent la paix et l'amour être avec nous tous.

Les Upanishads

12.09.2008

Une vieille légende, 1/3

Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette...

Une vieille légende, 2/3

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre." Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera."
Les dieux dirent : "Dans ce cas, cachons-là sur le plus haut sommet du monde, hors de son atteinte." Brahma répliqua : "Non, car l’homme finira par escalader tous les hauts sommets et la trouvera."
Alors les dieux proposèrent encore : "Jetons la divinité dans le plus profond des océans." Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

Une vieille légende, 3/3

Dépités, les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour."
Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."
Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour du monde, il a exploré, escaladé, plongé et creusé à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.