13.12.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre X
Chapitre X : Le Yoga de la Manifestation
(1-7) Khrisna continue d'enseigner Arjuna : Je suis l'Origine, Je suis la Source. Etant la Source, Je suis à l'origine de toutes choses ; Celui qui comprend Ma nature Divine est libéré. Toutes les qualités humaines sont les différents états d'être et procèdent de Moi seul. Celui qui connaît cette Vérité est uni à Moi de façon inaltérable.
(8-11) Dans sa quête du Divin, celui qui cherche cette vérité, entièrement dévoué à elle et par son adoration envers elle, plonge dans la connaissance accordée par Celui qui est la Compassion même et qui détruit l'ignorance par la lumière de la sagesse.
(12-18) Arjuna acceptant pleinement cette Vérité et reconnaissant la nature même de Khrisna, lui demande de lui révéler Ses manifestations divines et lui demande comment Le connaître.
(18-42) Khrisna donne alors à Arjuna une longue description de Ses différentes formes de manifestation et, cependant, conclut qu’il n’y a pas de fin à Ses manifestations divines, et finit par ces mots : "Mais quel besoin as-tu, O Arjuna, d'une connaissance aussi détaillée ? Je soutiens cet univers tout entier en le pénétrant d’une simple parcelle de Moi-même."
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : gita, yoga, khrisna, dieu, divin, manifestation, compassion
05.12.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre IX
Chapitre IX : Le Yoga de la Science Souveraine et du Souverain Mystère
(Le Seigneur est plus grand que Sa Création*)
(1-8) Khrisna révèle le secret de la sagesse suprême permettant la délivrance du mal. C'est Lui qui est l'Univers et toutes choses demeurent en Lui, mais Il ne demeure pas en elles. Il envoie sur terre les êtres sous l'emprise de la nature, de cycle en cycle, et les ramène à nouveau.
(9-15) Ainsi Khrisna agit, détaché, et guide la Nature dans cette ronde, donnant naissance à tous les êtres, animés et inanimés. Les ignorants, méprisant Khrisna et ne reconnaissant pas Sa nature suprême, restent dans une vie vaine. Les grandes âmes, ayant reconnu Khrisna, demeurent dans Son adoration dans tous Ses aspects.
(16-19) Khrisna est Tout. Tout être et toute chose, tout ce qui existe dans le monde matériel, comme dans le monde immatériel. Il est l’action et l’inaction, la vie, l’immortalité et aussi la mort, l’être et le non-être.
(20, 21) Mais ceux qui recherchent le ciel, même s’ils le trouvent, sont condamnés, eux aussi, à revenir dans le monde des mortels.
(22-25) Quant à ceux qui adorent Khrisna seul, ils obtiennent tout de Lui. Chacun obtient donc ce qu’il cherche, la Vérité la plus haute, comme les vérités moindres.
(26-28) C'est par le constant don de soi à la plus haute vérité que l'on obtient la libération des liens de l'action et que l'on parvient à Dieu.
(29-34) Dieu est le même pour tous, mais ceux qui L'adorent demeurent en Lui et Lui en eux. Et celui qui choisit cette voie, même s'il a une mauvaise conduite, devient une âme juste et parvient, lui aussi, au but suprême. Et Khrisna d'exhorter à nouveau Arjuna de fixer sa pensée et son amour sur Lui afin de parvenir à Lui.
*Autre titre du chapitre IX. Pour mémoire, dans le Mahabharata (la Bhagavad Gîta en est le coeur), Khrisna est considéré comme un Avatar, c'est à dire un représentant direct de Dieu sur terre (comme Jésus-Christ ou Bouddha, par exemple).
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : gita, mahabharata, yoga, khrisna, avatar, dieu, divin
28.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre VIII
Chapitre VIII : Le Yoga de l'Absolu Impérissable
(1, 2) Arjuna interroge Khrisna sur ce que sont le Brahman, le Soi et l'action. Il demande aussi sur quoi se fonde le sacrifice et comment doit-on connaître Khrisna au moment de son départ terrestre.
(3, 4) Khrisna répond aux interrogations d’Arjuna : Brahma est l’Absolu indestructible, le Suprême supérieur à toutes choses. Sa nature essentielle est appelée le Soi ; Karma est le nom donné à l’énergie créatrice qui donne l’existence aux êtres. La base de tous les êtres créés est la nature mutable ; la base des éléments divins est l’esprit cosmique. Et la base de tous les sacrifices ici dans le corps, c’est Moi-même, O le Meilleur des incarnés.
(5-10) Celui qui est centré sur Dieu au moment de la mort parce qu'il est resté centré sur Lui pendant toute sa vie, vient à Dieu seul. Khrisna conseille donc à Arjuna de ne penser qu'à Lui en tout temps, même au sein du combat, afin de parvenir à Lui.
(11-14) Puis Khrisna répète ce qui est devenu le mantra principal de la Gîta depuis quelques chapitres déjà ; qu'il nous faut conserver notre esprit centré sur Dieu seul pour parvenir au but suprême.
(15-19) Ceux qui sont ainsi libérés le sont aussi de la naissance car la naissance est souffrance. Le cycle des vies fait que toutes choses naissent et meurent sans interruption.
(20-22) Mais ceux qui parviennent à l'Absolu, l'Impérissable, par une dévotion inébranlable, sont libérés du cycle des naissances.
(23-27) Ceux qui vivent dans la lumière pure ne reviennent pas, tandis que les autres reviennent. Celui qui connaît cela ne peut s'égarer.
(28) Celui qui, en plus, abandonne le fruits de ses actions parvient à l'état suprême.
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : bhagavad, gita, yoga, dieu, khrisna, dévotion, libération
22.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre VII
Chapitre VII : Le Yoga de la Sagesse et de la Connaissance
(1-3) Khrisna continue à enseigner Arjuna et lui explique maintenant comment en étant centré sur Lui, il parviendra sans aucun doute à Le connaître. Peu d'hommes s'efforcent vers la perfection et de tous ceux qui s'efforcent, encore moins parviennent à cette connaissance.
(4-12) Les 8 éléments du monde matériel ; la terre, le feu, l'air, l'éther, le mental, l'intelligence et l'ego forme la nature inférieure. Il faut aussi apprendre à connaître la nature supérieure qui est l'âme, car toutes choses proviennent d'elle et retournent ultimement à elle. Rien n'est supérieur à Celui qui est à l'origine de l'univers, car en réalité, Il est toutes choses ; les éléments de la nature, comme les sentiments purs, comme aussi les trois modes de la nature qui procèdent de Lui seul.
(13-15) Parce que le monde est égaré par ces trois modes, il ne reconnaît pas la nature même de Celui qui est au-dessus d'eux. Seuls ceux qui prennent refuge en Lui parviennent à traverser la divine maya (illusion) formée par ces modes de la nature. Ceux qui sont emportés par l'illusion et de nature des démons ne peuvent faire cette recherche.
(16-19) Parmi les âmes vertueuses qui L'adorent – celles qui souffrent, qui poursuivent la connaissance, la richesse et qui possède la sagesse – l'âme sage, pure dans sa dévotion envers Lui est la meilleure, car elle est entièrement tournée vers Lui, son but suprême.
(20-27) Mais l'âme troublée par le désir adore d'autres dieux. Pourtant c'est Dieu Lui-même qui confirme cette foi et accorde les bienfaits des désirs à travers la divinité adorée. Cependant, la satisfaction reste limitée pour ces petites âmes qui ignorent la nature véritable de l'être manifesté. Car nul ne connaît Celui qui connaît tous les êtres, ceux-ci naissant dans l'illusion, le désir et le rejet.
(28-30) Mais les âmes vertueuses qui se libèrent du péché, se libèrent par là même de l'illusion en prenant refuge en Dieu seul et Le connaissent finalement, Celui qui gouverne toutes les existences.
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : gita, yoga, sagesse, connaissance, maya, âme, dieu
13.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre VI
Chapitre VI : Le Yoga de la Méditation
(1-4) Dans le chapitre VI du Yoga de la Méditation, Khrisna définit le yogin comme celui qui suit la discipline du renoncement, sans rechercher les fruits du devoir et de l’action. Celui-ci est parvenu au Yoga qui n’est pas non plus attaché aux objets des sens.
(5-8) Khrisna explique ensuite que la maîtrise du Soi, c’est à dire du mental, est indispensable pour parvenir au Soi suprême, indifférent aux sensations, événements et objets extérieurs au Soi.
(9) Celui qui reste égal à lui-même en toutes circonstances, bonnes ou mauvaises, celui-là excelle.
(10-15) Le yogi qui se concentre, pur et sans attache, dans un lieu solitaire et propre, paisible, le mental soumis et tourné vers le Moi seul, atteint le Nirvana suprême.
(16-18) Celui qui est modéré dans son alimentation et son repos, maître de ses actions, discipliné et tourné vers le Soi est en Yoga.
(19-22) Celui qui a soumis sa pensée par la concentration trouve la joie dans le Soi et n’est plus ébranlé par la douleur.
(23-27) Mais ce renoncement à notre identification avec la souffrance doit être pratiqué avec détermination. Renonçant également à notre égoïsme et ayant acquis la maîtrise du mental et des sens, le yogi atteint au bonheur suprême, uni à Dieu.
(28-32) Celui-ci qui, non seulement voit le Soi partout, en toutes choses, mais demeure en tous et uni avec Dieu par amour et pour toujours, égal envers tous quelques soient les circonstances, est un yogi parfait.
(33, 34) Arjuna constate la difficulté de l’égalité pour le mental dont la nature même est l’agitation, l’instabilité et l’entêtement.
(35, 36) Khrisna revient à la pratique continue et le détachement pour arriver à dompter ce mental impétueux et vaincre la difficulté de cette maîtrise.
(37-39) Arjuna demande ce qu’il advient de celui qui échoue dans cette tentative malgré tous ses efforts.
(40-47) Celui qui a fait le bien renaît dans une famille de juste et retrouve les acquis de ses vies passées à cheminer sur la voie du Yoga. Il faut de nombreuses existences pour parvenir au but suprême du Yoga et le yogi qui s'efforce assidûment arrive à la perfection malgré les innombrables échecs. "Le yogi est plus grand que l'ascète et que l'homme de connaissance, devient donc un yogi, Arjuna," intime Khrisna. Et le yogi qui, plein de foi M'adore, celui-là M'est le plus cher.
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : yoga, méditation, khrisna, dieu, nirvana, yogi, perfection
11.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre V
Chapitre V : Le vrai renoncement
(1) Arjuna demande à Khrisna ce qui est préférable entre le renoncement aux œuvres et leur accomplissement dénué d'égoïsme.
(2, 3) Krishna répond que les deux conduisent au salut mais que l'accomplissement est préférable au renoncement des œuvres. Celui qui accompli sans désirs est facilement libéré de l'esclavage.
(4-6) Mais le sage voit les deux techniques comme une et qui permettent l'une et l'autre d'atteindre au but. Cependant, il est difficile d'atteindre au renoncement sans le Yoga, c'est à dire le détachement dans l'action.
(7-9) En effet celui qui est expert dans cette voie, maître de lui-même, n'est plus affecté par l'action, donc le renoncement lui devient facile. En réalité, il a même le sentiment de ne pas agir au cœur même de l'action, car il sait que ce ne sont que ses sens qui agissent et il ne s'identifie plus à leurs actions.
(10, 11) Celui qui tourne ces actions vers Dieu n'est plus affecté et devient, par-là même, libre, sans même devoir créer l'action ; simplement il l'accomplit lorsque ce devoir est le sien.
(12-17) Ceux-là, dont l'ignorance est détruite, parviennent à la sagesse ultime et resplendissent dans le Soi Suprême. Mais celui qui n'est pas tourné vers le divin et uni à lui, est poussé par le désir et lié à ses actions, et par conséquent perd toute liberté.
(18-23) Les sages voient toutes choses d'un œil égal car ils savent que Dieu est égal pour tous. Ils savent également que l'attachement aux choses et aux plaisirs est source de souffrances car est limité à l'espace et au temps.
(24-29) Mais ceux qui trouvent leur bonheur et leur lumière au-dedans d'eux-mêmes, hors de toutes dimensions, qui trouvent leur joie également à faire le bien à toutes les créatures, deviennent divins. Renonçant aux objets des sens, centré et maîtrisant son souffle, son mental et ses sens, rejetant également le désir et les passions, est à jamais libéré et parvient à l'Ami de tous et à la Paix.
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : khrisna, yoga, renoncement, libération, dieu, sage, divin
08.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre IV
Chapitre IV : La Voie de la Connaissance
(1-3) Khrisna proclame qu'il est à l'origine du Yoga et qu'il a été transmis de sage en sage jusqu'à ce qu'il fut perdu. Aujourd'hui, il l'enseigne à Arjuna, son disciple.
(4) Arjuna interroge Khrisna sur le fait qu'il ait pu enseigner ce Yoga au premier sage, dont la naissance est antérieure à la sienne.
(5-8) Khrisna répond qu'ils ont tous les deux de nombreuses vies passées, mais que lui les connaît à la différence d'Arjuna. Il révèle aussi pour la première fois sa véritable nature, celle d'une incarnation directe du Seigneur - un Avatar – descendant sur terre à chaque fois que la justice est en péril.
(9, 10) Puis il se présente également comme étant le Sauveur, Celui qui libère de l'incarnation ceux qui Le reconnaissent et accomplissent l'action juste. Ceux qui, par la sagesse, sont purifiés des passions et sont absorbés en Lui, ont atteint l'union avec Lui.
(11) Il déclare aussi que beaucoup sont ceux qui suivent Sa voie et sont acceptés par Lui.
(13-15) Bien qu'étant le Créateur des castes et donc des différentes actions, Il est Lui-même incapable d'action, car au-delà d'elle et de ses résultats. De même sont ceux qui connaissent l'état de Khrisna et qui accomplissent les œuvres sans attachement. Khrisna recommande donc à Arjuna d'agir comme les sages d'antan.
(16-24) Puis Khrisna explique les notions difficiles que sont l'action et l'inaction, et décrit les différentes formes de sacrifices. Celui qui est capable de discerner l'action dans l'inaction et l'inaction dans l'action est un sage. Celui aussi qui peut agir sans la volonté du désir et dont les œuvres sont pures est un sage. Celui qui a renoncé aux fruits de ses actions, toujours égal à lui-même, agit sans pourtant agir. Le vrai renonçant, lui, ne commet aucun péché. Quant à celui qui accompli l'œuvre comme un sacrifice, offerte à Dieu, et qui perçoit Dieu en toutes choses, comme l'acteur et comme l'action elle-même, celui-là est libre de l'action.
(25-30) Quand certains offrent des sacrifices, d'autres offrent le sacrifice ou l'action elle-même. Quand certains offrent leurs sens, d'autres s'offrent aux plaisirs de leurs sens. Certains encore offrent leur force de vie à la purification de la maîtrise ou bien leurs possessions matérielles, intellectuelles ou spirituelles. D'autres offrent leur maîtrise du souffle ou restreignent leur nourriture ou sacrifient encore leur force vitale. Tous ceux-là, experts en sacrifices, brûlent leurs péchés par le sacrifice.
(31-33) Khrisna ajoute que le monde n'est pas pour ceux qui n'offrent aucun sacrifice. Sachant que tous ces sacrifices sont nés de l'action, l'homme est ainsi libéré de l'action.
(34-39) Après avoir appris la connaissance par l'humble respect, la recherche et le service, nous serons en mesure de voir Khrisna en toutes choses, même après avoir été le plus grand des pécheurs. Il n'est rien de plus pur que la sagesse qui a le pouvoir d'aller au-delà des œuvres.
(40-42) Mais celui qui vit dans le doute n'a aucune chance de parvenir au bonheur. Il faut donc écarter le doute par la sagesse et le Yoga.
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : bhagavad gita, khrisna, arjuna, yoga, avatar, jnana, karma
06.11.2009
Bhagavad Gîta : Chapitre III
Chapitre III : Karma Yoga et la technique des œuvres
(1, 2) Arjuna, dans l'incompréhension et le trouble, demande à Sri Khrisna pourquoi il lui demande de combattre, si la connaissance est plus grande que l'action, et ce qu'il doit faire pour parvenir au plus grand bien.
(3-5) Khrisna répond à Arjuna que jadis il enseignait la voie de la connaissance et la voie de l'action comme deux voies distinctes. Mais en réalité nul ne peut rester sans agir, même un seul instant.
(6-9) Celui qui reste sans agir mais agit dans ses pensées est un hypocrite. Celui qui maîtrise ses sens par la maîtrise des pensées et qui agit sans attachement est grand. Agit donc, Arjuna, et par le sacrifice libère toi de tout attachement, clame Khrisna.
(10-15) Le Seigneur créa le sacrifice comme un don pour les hommes afin de parvenir au bien suprême. Ceux qui accomplissent le sacrifice sont bons, mais les autres sont dans le péché. C'est Brahma Lui-même le créateur du sacrifice.
(16) Celui qui n'agit pas pour le bien du sacrifice est mauvais, sensuel et sa vie est sans raison d'être.
(17-20) Mais pour celui qui vit dans le Soi, tout peut être accompli. Celui-là n'a plus aucun intérêt dans ce qui est accompli ou ce qui n'est pas accompli. Et Khrisna de renchérir que l'action doit être faite sans attachement pour atteindre au Suprême et au maintient du monde.
(21-24) Quand un grand homme agit, les autres le suivent ; ainsi se définit Khrisna. Il ajoute qu'il n'y a rien qu'il doive accomplir dans les trois mondes et que, pourtant, il reste engagé dans l'action. Sans cette action divine, les trois monde iraient à leur destruction.
(25) Ceux qui ont la connaissance doivent agir aussi, mais sans attachement, simplement pour le salut du monde.
(26-29) Cependant Khrisna met en garde contre le fait de troubler ceux qui sont encore attachés à l'action, mais plutôt les inspirer à accomplir l'action de la juste manière. Alors que c'est la nature qui accompli toutes les actions, l'ignorant pense que c'est lui qui agit. Mais celui qui a compris cela, n'est plus attaché par ses actes.
(30-32) Puis Khrisna recommande d'offrir ses actions au Soi, restant centré sur le Soi et libre de désir et d'égoïsme. Ceux-là, pleins de foi et sans contestation, sont libérés du lien des œuvres. Perdus sont les autres.
(33-35) Khrisna reprend. C'est la nature qui accompli et nous ne faisons que suivre notre nature. Mais cependant nous devons résister à l'emprise des sens et à leurs attaches et aversions. Khrisna explique qu'il vaut mieux suivre sa propre nature et sa loi que celle d'un autre.
(36) Arjuna demande ce qui pousse un homme à commettre le péché contre sa propre volonté.
(37-43) Khrisna répond que le désir et la colère sont les ennemies, qui couvrent la connaissance et la sagesse. Il revient sur la nécessité de la maîtrise des sens pour tuer le désir dès le début, avant que celui-ci ne tue la connaissance. Les sens sont grands, mais au-delà est le mental, puis l'intelligence et enfin le soi individuel. Mais c'est par la connaissance du Soi supérieur, universel, que l'on peut atteindre le désir, et le détruire.
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : bhagavad, gita, khrisna, yoga, karma, supreme, brahma
01.11.2009
Bhagavad Gîta : Commentaires sur le Chapitre I
Mais la moralité n'est pas la volonté divine. Au-delà des règles de conduite édictées par les hommes, au-delà même de la vie et de la mort, et d'une façon plus générale, du plan matériel, s'imposent des desseins autrement plus élevés. Sans doute dans les plans divins, il est parfois nécessaire de tout détruire pour pouvoir construire quelque chose de plus grand, de plus haut et de toujours plus proche du Divin Lui-même. Ainsi Arjuna, par la destruction qui s'opère en lui – de ses croyances et de ses attachements – va pouvoir devenir un instrument conscient du Divin dans Krishna, afin d'accomplir Sa volonté.
La remise en cause profonde de ses propres principes souvent erronés, préjugés et conceptions mentales limités, ainsi que de ses attaches ou rejets affectifs, peut être le point de départ d'une recherche sincère, et finalement la découverte d'une vérité plus élevée.
L'enseignement premier de la Bhagavad Gîta nous montre ce qui sera ultimement détruit. Mais l'enseignement intérieur de la Bhagavad Gîta nous montre ce qui peut être dès maintenant transformé.
Avec la Bhagavad Gîta commence le vrai travail du Yoga.
Publié dans Bhagavad Gîta | Commentaires (0) | Tags : bhagavad, gita, arjuna, krishna, dieu, divin, yoga
18.09.2009
Qu'est-ce que le Yoga ? (4)
Ces trois Yogas représentent les trois portails principaux donnant accès au Palais de Dieu. Si nous souhaitons voir Dieu et Le ressentir de la manière la plus intime, nous pratiquerons le Bhakti Yoga. Si nous désirons réaliser Dieu au sein de l'humanité par notre service désintéressé, nous pratiquerons le Karma Yoga. Et si nous voulons réaliser la sagesse et les gloires du Soi transcendantal de Dieu, nous pratiquerons le Jnana Yoga.
Une chose est certaine. Ces trois voies mènent à la réalisation de Soi dans la réalisation de Dieu et à la réalisation de Dieu dans la réalisation de Soi.
Sri Chinmoy
Publié dans Le Yoga, qu'est-ce que c'est ? | Commentaires (0) | Tags : yoga, dieu, sagesse



