22.08.2007

Bhagavad Gîta : Chapitre IV

Chapitre IV : La Voie de la Connaissance (1-3) Khrisna proclame qu'il est à l'origine du yoga et qu'il a été transmis de sage en sage jusqu'à ce qu'il fut perdu. Aujourd'hui, il l'enseigne à Arjuna, son disciple.

15.08.2007

Bhagavad Gîta : Chapitre III

Chapitre III : Karma Yoga et la technique des œuvres (1ère partie) (1, 2) Arjuna, dans l'incompréhension et le trouble, demande à Sri Khrisna pourquoi il lui demande de combattre, si la connaissance est plus grande que l'action, et ce qu'il doit faire pour parvenir au plus grand bien. (3-5) Khrisna répond à Arjuna que jadis il enseignait la voie de la connaissance et la voie de l'action comme deux voies distinctes. Mais en réalité nul ne peut rester sans agir, même un seul instant. (6-9) Celui qui reste sans agir mais agit dans ses pensées est un hypocrite. Celui qui maîtrise ses sens par la maîtrise des pensées et qui agit sans attachement est grand. Agit donc, Arjuna, et par le sacrifice libère toi de tout attachement, clame Khrisna. (10-15) Le Seigneur créa le sacrifice comme un don pour les hommes afin de parvenir au bien suprême. Ceux qui accomplissent le sacrifice sont bons, mais les autres sont dans le péché. C'est Brahma Lui-même le créateur du sacrifice. (16) Celui qui n'agit pas pour le bien du sacrifice est mauvais, sensuel et sa vie est sans raison d'être. (17-20) Mais pour celui qui vit dans le Soi, tout peut être accompli. Celui-là n'a plus aucun intérêt dans ce qui est accompli ou ce qui n'est pas accompli. Et Khrisna de renchérir que l'action doit être faite sans attachement pour atteindre au Suprême et au maintient du monde.

10.08.2007

Bhagavad Gîta : Chapitre II

Chapitre II : Théorie Samkhya et Pratique des Yogas (3ème partie) (54) Arjuna demande à quoi ressemble un sage. (55-58) Khrisna répond que celui qui n'est pas agité par les désirs et les souffrances, celui qui est libéré des plaisirs et des passions, sans attachement et sans dégoût, capable de retirer ses sens des objets, est appelé un sage. (59-61) Mais la délivrance ne vient que lorsque le Suprême est vu et lorsque le sage reste centré sur Lui. (62, 63) Il poursuit en disant que l'attachement puis la passion et la destruction viennent à celui qui fixe son esprit sur les objets des sens. (64, 65) Alors que celui qui discipline son mental atteint la pureté et la fin de toute souffrance. (66, 67) Khrisna continu. Il ne peut y avoir de paix chez l'homme sans maîtrise, quand les sens emportent le mental et l'intelligence. (68-72) Puis de nouveau il interpelle Arjuna et l'exhorte à suivre la voie du retrait des sens et du détachement des désirs, car celui-là seul atteint la paix et l'état divin, qui n'est plus troublé dans la béatitude de Dieu.

08.08.2007

Bhagavad Gîta : Chapitre II

Chapitre II : Théorie Samkhya et Pratique des Yogas (2ème partie) (31-37) Puis Khrisna change radicalement de ton en rappelant à Arjuna son devoir de guerrier, car le devoir accompli mène au ciel. Il le prévient aussi qu'un manque à ce devoir est un péché et sera la perte de sa renommée. Maintenant Khrisna utilise les notions de bien et de mal pour convaincre Arjuna de combattre. (38, 39) Cependant il ajoute que le combat doit être entreprit dans un esprit d'égalité d'âme. Puis il lui conseille finalement d'écouter la voix du Yoga afin de dépasser la notion du devoir. (40-46) Khrisna explique que l'effort n'est jamais vain, contrairement à la quête de la jouissance et de la puissance qui éloigne de la connaissance du Soi. Puis il conseil à Arjuna de se libérer des dualités et d'être fermement établi dans la pureté et le Soi. (47-50) Khrisna rappelle que l'action ou le devoir doit être entrepris, mais sans attachement aux fruits de l'action, et dans une parfaite égalité d'âme. Il insiste ensuite sur le fait que la compréhension du Soi est supérieure à l'action et qu'elle permet de dépasser la notion du bien et du mal. (51-53) Il poursuit en disant que seul cette intelligence permet d'être délivré des renaissances, d'être libre intérieurement et au delà des Ecritures sacrées.

04.08.2007

Bhagavad Gîta : Chapitre II

Chapitre II : Théorie Samkhya et Pratique des Yogas (1ère partie) (1) Sanjaya continu à décrire la scène entre Arjuna, empli de pitié et déprimé, et Sri Khrisna prenant maintenant la parole. (2, 3) Khrisna demande à Arjuna d'ou lui vient cette souillure de l'esprit, inconnue des hommes à l'esprit noble, et qui ne conduit qu'à la disgrâce. Il l'exhorte de ne pas y céder et de rejeter cette faiblesse, car il est un héros. (4, 5) Mais Arjuna poursuit en ne pouvant admettre de frapper ses propres maîtres et de pouvoir ensuite jouir d'un monde souillé de sang. (6-9) Cependant le doute vient maintenant quant à l'action à entreprendre. La pitié et la faiblesse mentale étant toujours présente, il se tourne vers son maître pour demander conseil, mais la confusion règne, puisqu'il décide à nouveau de ne pas combattre. (10-13) Khrisna compatissant, maintenant enseigne Arjuna. Il lui dit que les sages ne sont pas troublés par les choses éphémères comme la vie et la mort, car l'âme est immortelle. (14-16) Il doit endurer les épreuves car elles sont passagères. Celui qui n'en est pas troublé est sage et immortel. (17-24) Nul ne peut détruire ce qui est omniprésent et immuable. Puis Khrisna enjoint Arjuna à combattre en ne restant pas dans l'erreur de penser que la destruction est possible pour l'âme, même si le corps est détruit. Il ajoute que l'âme change de corps comme l'on change de vêtements, que les armes ne peuvent blesser l'âme, ni rien ne peut affecter ce qui est inchangeable et immuable. (25-30) Khrisna lui conseil de connaître cette vérité et de ne plus être affecté même s'il pense que le soi naît et meurt sans cesse, car cela est inévitable. Tout le monde le dit merveilleux, mais nul ne le connaît. Cependant le soi est éternel.

02.08.2007

Bhagavad Gîta : Commentaires sur le Chapitre I

Mais la moralité n'est pas la volonté divine. Au delà des règles de conduite édictées par les hommes, au delà même de la vie et de la mort, et d'une façon plus générale, du plan matériel, s'imposent des desseins autrement plus élevés. Sans doute dans les plans divins, il est parfois nécessaire de tout détruire pour pouvoir construire quelque chose de plus grand, de plus haut et de toujours plus proche du Divin Lui-même. Ainsi Arjuna, par la destruction qui s'opère en lui – de ses croyances et de ses attachements – va pouvoir devenir un instrument conscient du Divin dans Krishna, afin d'accomplir Sa volonté. La remise en cause profonde de ses propres principes souvent erronés, préjugés et conceptions mentales limités, ainsi que de ses attaches ou rejets affectifs, peut être le point de départ d'une recherche sincère, et finalement la découverte d'une vérité plus élevée. L'enseignement premier de la Bhagavad Gîta nous montre ce qui sera ultimement détruit. Mais l'enseignement intérieur de la Bhagavad Gîta nous montre ce qui peut être dès maintenant transformé. Avec la Bhagavad Gîta commence le vrai travail du Yoga.

30.07.2007

La Bhagavad Gîta : Chapitre I

Chapitre I : Hésitation et Dépression d'Arjuna Ainsi Sanjaya, à la demande de Dhrtarashtra, raconte comment Duryodhana, son fils aîné, fait l'inventaire des héros des deux camps à Drona, instructeur des deux armées en présence. Il cite notamment Bhima, chef de l'armée des Pandavas et Bhisma, chef de son armée, les Kauravas. Mais en réalité, ces soi-disant opposants sont pour la plupart issus de mêmes familles et sont étroitement liés par l'amitié et le respect, ce qui va poser de graves dilemmes à Arjuna dans ce premier chapitre de la grande bataille de Kurukshetra. Alors que les conques, trompettes et tambours de toutes sortes annonce le début de la bataille, Arjuna demande à Krishna de placer son char entre les deux formations afin de lui permettre de voir ceux qu'il doit combattre. Mais, dans ce tumulte invraisemblable, reconnaissant tant de proches – parents ou amis – pour la première fois de sa vie faite d'héroïsme, la peur de voir mourir des êtres chers et le doute quant à la nécessité de lutter envahissent Arjuna. Celui-ci pris de vertige s'effondre presque, devenant incapable de poursuivre sa mission, prêt à renoncer au combat et à la victoire, à sa vie même, pour la sauvegarde de son peuple ainsi que ses principes moraux.

28.07.2007

La Bhagavad Gîta : Résumé du contexte

La Bhagavad Gîta – le chant du Seigneur – est le sixième livre du Mahabharata, cette gigantesque épopée dictée par le grand sage Vyasa à Ganapati, fils du Seigneur Shiva. L'épisode de la Bhagavad Gîta, qui en est véritablement le cœur, prend la forme extérieure d'une bataille entre le bien et le mal, représentés respectivement par deux familles cousines, les Pandavas et les Kauravas. Mais le véritable prétexte est celui d'un enseignement intérieur, dans lequel le prince et maître spirituel Sri Krishna inspire et illumine son disciple Arjuna, fils de Pandu et de Kunti. Le frère d'Arjuna, Yudhishthira, aîné des cinq Pandavas, a perdu son royaume au jeu de dés contre Duryodhana, aîné des Kauravas et habile tricheur. Les Pandavas, à leur retour d'un exil de 13 années, se retrouvent en conflit avec les Kauravas qui ne veulent pas leur rendre même une parcelle de leur royaume. Duryodhana, contre l'avis de tout le monde, y compris de ses proches, se prépare à la guerre. La veille de la bataille, Duryodhana et Arjuna se retrouvent sous la tente de Krishna, combattant d'une incroyable valeur et chef d'une vaste armée, chacun voulant obtenir son aide. Celui-ci souhaitant être équitable, donne à Arjuna, le plus jeune, le choix entre sa propre personne et son armée, laissant l'autre possibilité à Duryodhana. Arjuna, sans aucune hésitation, choisi son maître et créateur de l'armée, laissant à son principal adversaire la création de Krishna. De plus, Krishna ayant fait la promesse de ne pas combattre, Arjuna lui demanda d'être le conducteur de son char. Dhrtarashtra, père des 100 Kauravas, est aveugle. Le sage Vyasa propose à Dhrtarashtra le pouvoir de vision afin qu'il puisse suivre le déroulement des combats, du début à la fin. Mais celui-ci refuse, de peur de voir la destruction des siens et notamment de ses fils. Le cœur torturé par le péril imminent de ses proches, il demande cependant au sage le don de vision à quelqu'un qui pourra lui faire le rapport des événements. Ainsi Sanjaya, le conducteur de char de Dhrtarashtra, obtint le pouvoir de suivre les combats à n'importe quel distance.