03.11.2009

Bhagavad Gîta : Chapitre II

Chapitre II : Théorie Samkhya et Pratique des Yogas

(1) Sanjaya continue à décrire la scène entre Arjuna, empli de pitié et déprimé, et Sri Khrisna prenant maintenant la parole.

(2, 3) Khrisna demande à Arjuna d'où lui vient cette souillure de l'esprit, inconnue des hommes à l'esprit noble, et qui ne conduit qu'à la disgrâce. Il l'exhorte de ne pas y céder et de rejeter cette faiblesse, car il est un héros.

(4, 5) Mais Arjuna poursuit en ne pouvant admettre de frapper ses propres maîtres et de pouvoir ensuite jouir d'un monde souillé de sang.

(6-9) Cependant le doute vient maintenant quant à l'action à entreprendre. La pitié et la faiblesse mentale étant toujours présente, il se tourne vers son maître pour demander conseil, mais la confusion règne, puisqu'il décide à nouveau de ne pas combattre.

(10-13) Khrisna compatissant, maintenant enseigne Arjuna. Il lui dit que les sages ne sont pas troublés par les choses éphémères comme la vie et la mort, car l'âme est immortelle.

(14-16) Il doit endurer les épreuves car elles sont passagères. Celui qui n'en est pas troublé est sage et immortel.

(17-24) Nul ne peut détruire ce qui est omniprésent et immuable. Puis Khrisna enjoint Arjuna à combattre en ne restant pas dans l'erreur de penser que la destruction est possible pour l'âme, même si le corps est détruit. Il ajoute que l'âme change de corps comme l'on change de vêtements, que les armes ne peuvent blesser l'âme, ni rien ne peut affecter ce qui est inchangeable et immuable.

(25-30) Khrisna lui conseil de connaître cette vérité et de ne plus être affecté même s'il pense que le Soi naît et meurt sans cesse, car cela est inévitable. Tout le monde le dit merveilleux, mais nul ne le connaît. Cependant le Soi est éternel.

(31-37) Puis Khrisna change radicalement de ton en rappelant à Arjuna son devoir de guerrier, car le devoir accompli mène au ciel. Il le prévient aussi qu'un manque à ce devoir est un péché et sera la perte de sa renommée. Maintenant Khrisna utilise les notions de bien et de mal pour convaincre Arjuna de combattre.

(38, 39) Cependant il ajoute que le combat doit être entreprit dans un esprit d'égalité d'âme. Puis il lui conseille finalement d'écouter la voix du Yoga afin de dépasser la notion du devoir.

(40-46) Khrisna explique que l'effort n'est jamais vain, contrairement à la quête de la jouissance et de la puissance qui éloigne de la connaissance du Soi. Puis il conseil à Arjuna de se libérer des dualités et d'être fermement établi dans la pureté et le Soi.

(47-50) Khrisna rappelle que l'action ou le devoir doit être entrepris, mais sans attachement aux fruits de l'action, et dans une parfaite égalité d'âme. Il insiste ensuite sur le fait que la compréhension du Soi est supérieure à l'action et qu'elle permet de dépasser la notion du bien et du mal.

(51-53) Il poursuit en disant que seul cette intelligence permet d'être délivré des renaissances, d'être libre intérieurement et au-delà des Ecritures sacrées.

(54) Arjuna demande à quoi ressemble un sage.

(55-58) Khrisna répond que celui qui n'est pas agité par les désirs et les souffrances, celui qui est libéré des plaisirs et des passions, sans attachement et sans dégoût, capable de retirer ses sens des objets, est appelé un sage.

(59-61) Mais la délivrance ne vient que lorsque le Suprême est vu et lorsque le sage reste centré sur Lui.

(62, 63) Il poursuit en disant que l'attachement puis la passion et la destruction viennent à celui qui fixe son esprit sur les objets des sens.

(64, 65) Alors que celui qui discipline son mental atteint la pureté et la fin de toute souffrance.

(66, 67) Khrisna continue. Il ne peut y avoir de paix chez l'homme sans maîtrise, quand les sens emportent le mental et l'intelligence.

(68-72) Puis de nouveau il interpelle Arjuna et l'exhorte à suivre la voie du retrait des sens et du détachement des désirs, car celui-là seul atteint la paix et l'état divin, qui n'est plus troublé dans la béatitude de Dieu.